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L’actualité d’hier dans les dossiers de presse numérisés 

Il y a 50 ans… la mort accidentelle d'albert camus


 

« La révolte prouve par là qu’elle est le mouvement même de la vie et qu’on ne peut la nier sans renoncer à vivre. Son cri le plus pur, à chaque fois, fait se lever un être. Elle est donc amour et fécondité ou elle n’est rien ».
Albert Camus, L’Homme révolté

Albert Camus est un penseur inclassable, faussement consensuel, souvent contradictoire. Si on a pu penser récemment qu’il pourrait entrer au Panthéon, on se demande quel Camus serait honoré : le pied-noir attaché à l’Algérie française, l’homme qui a, bien seul, condamné radicalement le bombardement d’Hiroshima, le compagnon de route des anarchistes et des objecteurs de conscience, l’incroyant qui avait une passion pour Pascal ?
Nourri de nietzschéisme, Camus se méfiait plus que tout des grands systèmes métaphysiques et des idéologies englobantes qui, peste brune ou peste rouge, débouchent sur le despotisme et la barbarie. Il était d’abord le penseur de la liberté et de la morale : aucun projet politique, aucune révolte ne peut justifier le meurtre d’innocents. Il avait la violence en horreur, qu’elle vienne de révolutionnaires ou de l’Etat (la guerre et la peine de mort). Il faut relire les textes de Camus aujourd’hui et redécouvrir l’homme pour son attachement passionné à ce qui lui semblait juste.

 
 

le dossier

Littérature et écrivains en France, tome 1 : 01/01/1959-30/06/1961

 
 

dans la presse de l'epoque

05 janv. 1960 : La mort d’Albert Camus a frappé le monde entier et consterné les milieux littéraires (Combat)
05 janv. : Albert Camus est mort : la littérature française en deuil (Le Populaire)
06 janv. : Un homme libre (Le Populaire)
15 janv. : Albert Camus, Français d’Algérie au cœur du drame de sa terre natale (Notre République)
07 janv. : Emouvant et simple adieu à Albert Camus… dans le petit cimetière provençal où il avait choisi de reposer (Figaro)
10 janv. : Albert Camus : un révolté fidèle à la condition humaine (Luttes)
08 janv. : Camus, un juste (Témoignage chrétien)
16 fév. 1961 : Albert Camus – a vertical man (The Guardian)
03 mai 1962 : Camus prince des bien pensants ou de la révolte ? (L’Express)

 

Ces dossiers sont consultables dans la base des dossiers de presse numérisés par les lecteurs autorisés à partir des postes informatiques de la Bibliothèque et du campus de Sciences Po.

Accès à la base des dossiers historiques numérisés

 

chronologie

Les jeunes années (1913-1936)

7 nov. 1913 : A. Camus naît à Mondovi en Algérie, d’un père ouvrier qui meurt en 1914 et  d’une mère d’origine espagnole, sourde et illettrée. A l’école communale de quartier, son instituteur Louis Germain le prépare au concours des bourses pour les collèges et lycées.
Il entre en classe de philosophie avec pour professeur Jean Grenier. 1ères atteintes de la tuberculose. Il obtient le diplôme d'études supérieures de philosophie avec son mémoire Métaphysique chrétienne et néoplatonisme


Le journaliste

1938 : journaliste à Alger républicain
1940 : secrétaire de rédaction à Paris-Soir après l’interdiction d’Alger républicain
1944 : rédacteur en chef de Combat jusqu'en 1947
1955-1956 : collabore à L'Express

 

L’homme engagé

1935-1937 : membre du Parti communiste algérien (PCA)
1943 : participe au mouvement clandestin Combat
1956 : lance un appel à Alger en faveur d'une trêve civile


L’écrivain et le philosophe

Photo de couvertures d'oeuvres d'Albert Camus, cliquer sur la photo pour l'agrandir

1951 : L'Homme révolté est attaqué par André Breton dans Arts, Francis Jeanson dans Les Temps modernes et P. Hervé dans la Nouvelle critique
1952 : rupture avec Sartre
1957 : devient le plus jeune lauréat du Prix Nobel de littérature
1959 : commence la rédaction du Premier Homme, qui reste inachevé


L’homme de théâtre

1935 : il crée et anime le Théâtre du travail à Alger
1944 : Caligula ; Le Malentendu
1948 : L'Etat de siège
1949 : Le 15 décembre, première des Justes à Paris, avec Maria Casarès et Serge Reggiani au Théâtre Hébertot
1959 : met en scène au Théâtre Antoine Les Possédés d'après Dostoïevski


4 janvier 1960

Camus est tué dans un accident de voiture à Villeblevin en revenant de Lourmarin à Paris avec Michel, Janine et Anne Gallimard. Catherine Sintès, sa mère, meurt en septembre de la même année.

 
 

dans la presse
actuelle

Titres extraits de la base de presse Factiva :

25 nov. 2009 : Monsieur le Président, devenez camusien ! /M. Onfray (Le Monde)
12 déc. : Albert Camus, l’homme déchiré ; Il serait digne du Panthéon, dixit Nicolas Sarkozy. Mort il y a cinquante ans, Albert Camus, sa pensée et son œuvre brûlent toujours (Le Temps)
17 déc. : Un mythe au Panthéon ? (L'Express)
2 janv. 2010 : Camus, cet étrange ami (Libération)
3 janv. : « C'est une invitation à penser contre soi-même » (Le Monde)
4 janv. : Camus ist doch keine Rolex - Vor 50 Jahren starb der französische Philosoph bei einem Autounfall (Berliner Zeitung)
4 janv. : Camus, ce libertaire qu'on voudrait ignorer (Libération)

 

Accès à la base Factiva

Cette base est accessible en local et à distance aux lecteurs inscrits de la bibliothèque de Sciences Po (enseignants, chercheurs, étudiants, personnel).

 
Titre du journal Combat : « Albert Camus est mort », cliquer sur la photo pour l'agrandir
 

Photo : Camus à l'ile Saint-Honorat en 1945, cliquer sur la photo pour l'agrandir

©Collection Catherine et Jean Camus, Fonds Albert Camus, Bibliothèque Méjanes, Aix-en-Provence, Droits réservés